L'épreuve écrite d'histoire-géo au bac

epreuve ecrite HG

L'épreuve orale de contrôle 

(si vous avez eu entre 8 et 10 sur 20 sur l'ensemble des épreuves)

Vous allez choisir l'histoire-géo si votre note d'écrit est faible et si elle ne correspond pas à ce que vous avez obtenu pendant toute l'année : vous pouvez alors espérer rattraper le maximum de points.

epreuve orale HG


Méthodologie et conseils

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Révisions Médias et opinion publique


1870-1940 : IIIe République

1881 : Loi sur la liberté de la presse.

1892 : Scandale de Panama.

1894-1899 : Affaire Dreyfus.

1er novembre 1894 L’affaire Dreyfus éclate dans un journal d’extrême droite (journaliste antisémite Édouard Drumont) qui brise le secret militaire et révèle qu’un officier juif est accusé d’avoir trahi la France, en espionnant, au profit de l’Allemagne.

1890-1944 : la démocratisation s’accompagne d’une constitution d’une opinion publique en France ; la presse joue un rôle central dans la formation et l’expression de l’opinion publique

1er septembre 1915 apparaît Le Canard enchaîné pour lutter contre le contrôle de la presse durant la Première Guerre mondiale ; c’est une nouvelle presse libre fondée sur la dérision.

1920-1930 : les journaux jouissent à nouveau des libertés républicaines. De nouveaux titres paraissent.

1921 : Première émission de radio.

1921-1948 : la radio vient compléter le rôle de la presse média, très vite la concurrence apparait entre les deux médias

1er septembre 1939 après la déclaration de guerre la presse est sous contrôle, le journal communiste L’Humanité est interdit (Staline est alors allié à Hitler).

1936 : la moitié des foyers français possède une radio.

1940-1944 : Régime de Vichy.

1940 : Le 10 juillet, les parlementaires votent les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain.

1944-1946 : La France libérée est dirigée par le GPRF.

1944 : Création du journal « Le Monde ».

1944 : Création de l’A.F.P.

1945-1980 : restructuration des médias après la Libération, foisonnement de la presse.

1946-1958 : IVe République.

1949 : Premier journal télévisé.

1949 : Naissance de la R.T.F. La télévision est diffusée tous les jours et devient le premier média de masse à partir des années 1950. La RTF est strictement contrôlée par l’État.

1954 : Défaite française de Dien Bien PHU et fin de la guerre d’Indochine.

1954 : Début de la guerre d’Algérie.

13 mai 1958 : Révolte des Français d’Algérie (le 13 Mai) dégage bien l’implication concomitante de 3 médias. Après la tentative de coup d’État à Alger par des militaires partisans de l’Algérie française de Gaulle est rappelé au pouvoir, c’est le début de la Ve République. De Gaulle s’appuie alors sur la télévision pour parler directement aux Français et expliquer le sens de son nouveau régime

22 avril 1961 : quatre généraux tentent un putsch en Algérie pour maintenir l’Algérie française. L’intervention du général de Gaulle à la radio le lendemain lui permet de s’adresser directement aux appelés du contingent qui ne suivent pas les putschistes (diffusé par radio et TV à 20H et rediffusé tous les quarts d’heures dans nuit du 23 au 24 avril). Le recours aux médias a court-circuité la crise.

1964 : La R.T.F. devient l’O.R.T.F.

1965 : Aux élections de 1965, De Gaulle est mis en ballottage.

Mai 1968 : Mouvement contestataire de Mai-Juin, les événements sont traités sur le vif et que l’opinion publique peut suivre le déroulement des faits en direct. Les médias traditionnels, proches du pouvoir ou d’une « gauche bourgeoise », sont contestés par les jeunes

1974 : Fin du monopole de l’O.R.T.F.

1982 : Apparition des radios libres.

1980-1990 : les médias ne sont plus seuls à influencer l’opinion, les sondages d’opinion participent désormais à la formation de l’opinion publique. Baisse des ventes des journaux dits d’« opinion ». La télévision et la radio proposent des émissions plus « commerciales. »

1992 : Ouverture d’Internet.

21 avril 2OO2 : le Front National de Jean-Marie Le Pen est présent au second tour de la présidentielle (21 Avril). C’est un échec pour les sondages qui prévoyaient un affrontement gauche/droite. Les médias s’engagent contre le Front national.

2000-2018 : les rapports entre médias et opinion sont bouleversés par l’usage massif et permanent d’Internet, des réseaux sociaux et des Smartphones. Les grands médias perdent l’initiative (et le privilège) de la diffusion de l’information. L’information est beaucoup rapide, presque instantanée avec tous les risques d’une information non vérifiée.

2018 : 58 millions d’internautes en France.

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Actualité


Guerre commerciale : Macron juge la décision américaine «illégale»

Le figaro.fr AFP agence le 01/06/2018

Les États-Unis ont mis leur menace à exécution, imposant une taxe sur l'acier et l'aluminium importés depuis l'Union européenne à hauteur de 25% et 10% respectivement. Les chefs d'État français et allemand ont réagi dans la foulée.

Les discussions entre les États-Unis et ses partenaires commerciaux promettent d'être ardues. Washington a en effet annoncé jeudi la mise en place de taxes douanières sur l'acier et l'aluminium en provenance de l'Union européenne, du Canada et du Mexique. Au nom de la protection nationale, des tarifs supplémentaires de 25% seront imposés sur les importations d'acier et de 10% sur celles d'aluminium. Cette décision a suscité l'indignation des chefs d'État des pays concernés.

Emmanuel Macron s'est entretenu par téléphone avec Donald Trump, hier soir. Le président français a jugé la décision américaine «illégale», a précisé l'Élysée. Il lui a également confirmé l'intention de l'Union européenne de riposter «de manière ferme et proportionnée». «Le nationalisme économique, c'est la guerre», avait fustigé le chef de l'État français, avant cet entretien. «Nous ne pouvons comprendre, que nous, alliés des États-Unis, puissions être frappés par les tarifs américains», a renchéri le patron de Bercy, Bruno Le Maire. «J'ai rencontré ce (jeudi) matin Wilbur Ross [NDLR: secrétaire américain au commerce] et je lui ai clairement signifié que les pays de l'Union européenne n'accepteront jamais de négocier sous la pression». Interrogé sur France info, Philippe Darmayan, président d'ArcelorMittal France invite l'UE à protéger son marché. «Le problème qu'on a avec ces droits de douane généralisés par les Américains, c'est que les 30 millions de tonnes d'acier qui devaient aller naturellement aux États-Unis vont se retourner vers le marché le plus ouvert, c'est-à-dire l'Europe», a déclaré le président de l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM). «La conséquence majeure pour les aciéristes européens, c'est que tous ces volumes vont venir s'ajouter aux importations qui existaient déjà en Europe. Donc, avant la rétorsion, avant d'attaquer le bourbon ou je ne sais quel autre produit qui entraînerait une guerre commerciale sur d'autres secteurs, commençons par protéger le marché européen».

Outre-Rhin, les taxes sur l'acier et l'aluminium passent mal également. La chancelière allemande Angela Merkel s'est alarmée d'«une escalade qui nuira à tout le monde». Les responsables de l'Union européenne se sont également empressés de réagir. «Une mauvaise journée pour le commerce», a déploré Cecilia Malmström, la commissaire européenne chargée du Commerce. Les Européens promettent désormais de riposter. «Les États-Unis ne nous laissent pas d'autre choix que de porter ce conflit devant l'OMC (Organisation Mondiale du Commerce) et d'imposer des droits de douane supplémentaires à des produits en provenance des USA», a lancé le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. La cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a tenté d'apaiser les esprits ce vendredi. «Tout d'abord, vous savez que l'Union européenne n'est en guerre avec personne», a-t-elle indiqué lors d'un point presse. «Nous ne le voulons pas (...) Ayant dit cela, l'UE a clairement à défendre ses intérêts». Elle a confirmé les propos de Jean-Claude Jucker sur les intentions de l'Union de porter le cas devant l'OMC.

Des taxes mexicaines sur la charcuterie américaine

Également visé par ces sanctions, le Canada a qualifié les taxes d'«inacceptables», alors que le G7 Finances se tient actuellement à Whistler. Le premier ministre Justin Trudeau a soutenu qu'elles constituaient même «un affront au partenariat de sécurité existant de longue date entre le Canada et les États-Unis, et un affront aux milliers de Canadiens qui ont combattu et péri aux côtés de leurs frères d'armes américains». Dès jeudi soir, Ottawa a donc indiqué que les produits américains seront taxés à hauteur de 16,6 milliards de dollars canadiens.

Même son de cloche à Mexico. Dans un communiqué, le secrétariat aux relations extérieures a indiqué la mise en place prochaine de taxes sur «divers produits comme les aciers plats (...), des lampes, les jambons et jarrets de porc, la charcuterie et les préparations alimentaires, les pommes, le raisin, la canneberge, divers fromages, entre autres». Les représailles américaines interviennent après l'enlisement des négociations entre le Canada, le Mexique et les États-Unis sur l'Aléna. Après neuf mois de discussions, l'accord de libre-échange nord-américain semble au point mort.

Participant au G7 Finances, la patronne du FMI Christine Lagarde a dénoncé une forme «de remise en cause de la manière dont le monde fonctionne» depuis des décennies, basée sur «le principe de la confiance et de la coopération». À Paris, le secrétaire général de l'OCDE a appelé à «sauver le multilatéralisme». «Nous sommes à un moment critique non seulement pour l'avenir du multilatéralisme, mais aussi pour la planète», a-t-il affirmé avec gravité. «Nous devons sauver le multilatéralisme parce qu'il s'agit de la seule façon d'avancer». «Cela frappe d'un droit de douane, de l'ordre de 10 à 20%, six milliards d'euros d'exportations européennes, soit une toute petite partie de l'ensemble du flux, donc gardons les proportions», a estimé Pascal Lamy, ancien directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), vendredi sur France Info. Mais il n'en a pas moins qualifié de «développement très inquiétant» la décision américaine, prise au nom de la «sécurité nationale», une justification selon lui «complètement grotesque».

«Les États-Unis ont été exploités pendant de nombreuses décennies dans le domaine du commerce. Ces jours sont révolus», a répondu le président américain, dans un communiqué. De son côté, Wilbur Ross a minimisé les risques de représailles des pays visés estimant que les importations venant de l'Union européenne représentaient «peu de choses» par rapport au déficit commercial américain (moins de 3 milliards de dollars).

Révisions 

Socialisme, communisme et syndicalisme en Allemagne depuis 1875

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Révisions


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1. Le Proche et le Moyen Orient, un foyer de conflits depuis la fin de la Première guerre mondiale


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 2. LES ÉCHELLES DE GOUVERNEMENT DANS LE MONDE, DE LA FIN DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE À NOS JOURS


Taxes américaines sur l'acier: l'Europe contre-attaque

Le figaro.fr AFP agence Publié le 18/05/2018

La Commission européenne a informé vendredi l'Organisation mondiale du commerce que l'UE était prête à mettre en place des représailles économiques si les États-Unis persistaient dans leur intention d'imposer des droits de douane sur son acier et son aluminium.

Les Européens durcissent le ton. «L'UE a notifié à l'OMC une liste de produits américains sur lesquels elle pourrait à l'avenir appliquer des droits d'importation supplémentaires» si l'exemption dont elle bénéficie jusqu'au 1er juin ne devenait pas définitive, a déclaré l'exécutif européen dans un communiqué publié vendredi.

Pour rappel, le président américain avait promulgué le 8 mars des tarifs de 25% sur les importations d'acier et de 10% sur celles d'aluminium mais avait accordé, fin mars, à l'Union européenne une exemption provisoire. Dispensée jusqu'au 31 mai minuit, l'UE réclame depuis une exemption définitive à Donald Trump, sans succès. Elle menaçait Washington de prendre des contre-mesures sur des produits emblématiques tels que le whisky bourbon, les jeans Levi's, les motos Harley-Davidson mais aussi certains textiles ou produits de beauté. Une menace que l'UE a précisé aujourd'hui en remettant à l'OMC la liste complète des marchandises qu'elle pourrait taxer si sa demande demeurait lettre morte.

2,8 milliards d'euros de dommages

«Il s'agirait de compenser de manière équivalente l'impact des mesures tarifaires américaines» explique Bruxelles. L'Union européenne a exporté 5,3 milliards d'euros d'acier et 1,1 milliard d'euros d'aluminium vers les États-Unis en 2017. Les contre-mesures européennes visent à compenser à hauteur de 2,8 milliards d'euros les dommages que causeraient à son industrie les taxes américaines, un chiffre que l'Union juge «mesuré». L'UE pourrait mettre en place d'éventuelles représailles en toute légalité «à compter du 20 juin 2018», précise-t-elle.

Tout espoir de dialogue n'est pourtant pas perdu. Au début du mois de mai, la Commission européenne s'était déclarée prête, sous conditions, à discuter d'un accord «restreint» avec les États-Unis sur la levée de certaines barrières commerciales (taxes sur les véhicules et marchés publics). Une position que ne soutient toutefois pas Paris.

Par ailleurs, à la fin du mois d'avril, la Commission a lancé auprès de l'OMC une procédure pour mettre en place d'ici quelques mois des mesures dites de «sauvegarde» afin de protéger son industrie des flux étrangers qui ne trouveraient plus de débouchés aux États-Unis. Une telle mesure - qui ne vise pas directement Washington - consisterait à restreindre temporairement les importations d'acier et d'aluminium pour protéger les deux branches concernées.



Un excellent documentaire qui modifie le regard sur le conflit israelo-palestinien



Le Moyen Orient, plus que jamais au cœur de "l'arc des crises"


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Bousculade lors de l'ouverture d'un centre commercial à Abuja au Nigeria


A la recherche de la classe moyenne africaine

Si les critères d’appartenance à cette classe intermédiaire font encore débat, le constat d’une amélioration du niveau de vie sur le continent est plus largement partagé, malgré des disparités géographiques persistantes.

LE MONDE ECONOMIE | 08.04.2018 | Par Marie de Vergès

A Nairobi voisinent des réalités difficilement conciliables. Celle de Kibera, par exemple, l’un des plus grands bidonvilles d’Afrique, situé dans le sud de la capitale kényane, où s’entassent des centaines de milliers de personnes au milieu des détritus. Et celle de ces centres commerciaux à l’architecture clinquante qui poussent comme des champignons après la pluie, le long des avenues embouteillées. Inauguré en 2016, à moins de quinze kilomètres de Kibera, le Hub Karen est l’un de ces nouveaux temples de la consommation. Carrefour et Burger King y ont déjà élu domicile, parmi plus de quatre-vingts enseignes, et Decathlon devrait suivre, avec l’ouverture d’un magasin prévue au deuxième semestre.

Le Kenya est un pari logique pour le spécialiste français des articles de sport, qui se développe depuis trois ans en Afrique en suivant deux directions : « Les pays avec un pouvoir d’achat déjà conséquent, comme le Maroc ou l’Afrique du Sud, et ce que j’appelle l’axe Dakar-Nairobi, c’est-à-dire les pays où la classe moyenne va devenir de plus en plus importante », explique Valéry Guers, responsable de l’entreprise sur place.

Une classe moyenne émergente en Afrique subsaharienne : le concept s’est emparé de l’imaginaire des investisseurs depuis près d’une décennie. Un phénomène étroitement corrélé aux années de forte croissance, qui ont vu le produit intérieur brut (PIB) africain progresser de plus de 5 % par an en moyenne entre 2004 et 2014. D’un coup, le continent a cessé d’être uniquement cette terre de pauvreté, comme à Kibera, de guerres et d’élections truquées.

Promesses de développement

De nouvelles statistiques ont commencé à circuler, comme autant de promesses de développement : une urbanisation galopante (à un rythme de 4 % par an), une explosion du marché du mobile, une progression constante des dépenses des ménages… D’Unilever à Nestlé, en passant par le numéro un mondial des spiritueux, Diageo, tous les groupes de grande consommation se sont mis à chanter la musique de l’Afrique.

La Banque africaine de développement (BAD) a alimenté ce « narratif » avec un rapport très médiatisé, publié en 2011, évaluant la classe moyenne à quelque 350 millions de personnes. Un tiers de la population du continent. Pour parvenir à ce chiffre impressionnant, l’institution a utilisé des bornes extrêmement larges et inclus une classe dite « flottante », constituée d’individus gagnant entre 2 et 4 dollars par jour. En la retranchant, le groupe « classe moyenne » – entre 4 et 20 dollars de revenu par jour – tombe à 135 millions de personnes, soit 14 % des Africains.

Depuis, la magie s’est un peu estompée. L’Afrique a connu un sévère trou d’air conjoncturel avec la chute des prix des matières premières. Dans certains pays, comme le Nigeria ou le Ghana, les devises se sont brutalement dépréciées, laminant le pouvoir d’achat des ménages. En janvier, des données de la société d’investissement londonienne Exotix Capital révélaient que les profits exprimés en dollars d’une trentaine d’entreprises africaines dans les biens de consommation s’étaient effondrés en quatre ans : moins 40 % entre 2013 et 2017 ! Une chute exacerbée par les dévaluations monétaires, mais qui atteint tout de même 16 % en monnaie locale. « Toute l’histoire autour d’une classe moyenne progressant rapidement en Afrique n’a pas eu lieu », concluait dans le Financial Times Esili Eigbe, analyste d’Exotix basé au Nigeria.

Apres débats

Ce constat fait l’objet d’âpres débats. « On s’est emballé à une période où les pays pétroliers étaient en expansion, avec des phénomènes de consommation ostentatoires. La crise ôte un chapeau artificiel, mais ça n’annule pas le phénomène, juge Jean-Michel Severino, président d’Investisseurs et partenaires, un fonds dédié aux PME africaines. Il suffit de voyager, ça se voit à l’œil nu. »

De fait, cet ancien patron de l’Agence française de développement (AFD) consacre une bonne partie de son temps à sillonner le continent. Qu’observe-t-il ? Entre autres, l’éclosion d’un système de distribution moderne, avec des supérettes et des supermarchés, que certains préfèrent désormais aux échoppes de rue ; l’apparition de logements intermédiaires dans des villes où n’ont longtemps coexisté que de grands bidonvilles et quelques villas de luxe ; ou encore l’ouverture de nouvelles cliniques privées, destinées à une clientèle ne souhaitant plus fréquenter des hôpitaux perçus comme des mouroirs.

La Banque africaine de développement persiste et signe, elle aussi, malgré les critiques qui l’accusent d’avoir suscité un excès d’afro-optimisme. Pour étayer ses résultats basés sur les revenus et les dépenses de consommation, elle a élargi ses critères aux actifs et biens d’équipement détenus par les ménages : des toilettes aux scooters, en passant par l’électricité et l’eau potable…

Une dynamique freinée

« Nous trouvons une forte corrélation avec nos conclusions de 2011 : la classe moyenne a progressé en deux décennies et concerne jusqu’à 15 % de la population africaine », insistait Abebe Shimeles, directeur de la recherche à la BAD, lors d’un colloque organisé en janvier par l’Institut français des relations internationales (IFRI). Mais cette estimationne fait pas l’unanimité. En 2015, un décompte des classes moyennes dans le monde réalisé par Credit Suisse sur la base du patrimoine concluait, pour l’Afrique, à… 18,8 millions de personnes. Soit moins de 2 % de la population du continent.

A cette aune, peut-on véritablement parler de classe moyenne ? « C’est un concept mobilisateur car il traduit une idée de modernité et de pouvoir d’achat, mais en fait, cela n’existe pas en tant que tel en Afrique », tranche Dominique Darbon, chercheur au laboratoire Les Afriques dans le monde (LAM), à Sciences Po Bordeaux. Tout simplement, explique-t-il, parce qu’on ne trouve pas sur le continent l’effet de masse traditionnellement associé aux classes moyennes : autrement dit, une strate très importante de la population qui se situerait au milieu de l’échelle des revenus.

La dynamique reste freinée par plusieurs facteurs propres à l’Afrique. La faiblesse du secteur manufacturier, d’abord, avec des pays qui demeurent largement exclus des chaînes de valeur mondiales. Or seule l’industrie, grosse pourvoyeuse d’emplois stables, semble pouvoir jouer le rôle d’accélérateur de développement. Un niveau élevé d’inégalités, ensuite : à l’échelle du continent, l’accroissement des revenus est largement capté par les plus riches.

Confusion

Régulièrement contacté par de grands groupes internationaux pour plancher sur le sujet, M. Darbon n’en constate pas moins une transformation à l’œuvre. « Il y a de nouveaux marchés de sortie de pauvreté, mais dont les individus peuvent encore connaître des déclassements rapides, décrit-il. Et un groupe de plus en plus important de petite prospérité. » Des ni riches ni tout à fait pauvres dont l’émergence demeure complexe à appréhender.

La confusion est entretenue par des discours établissant parfois des parallèles entre l’Inde, la Chine et l’Afrique. Mais le continent noir est loin d’être un marché unique : il est constitué de plus de cinquante pays aux réalités très diverses. Certains ne connaissent pas encore véritablement ces mutations sociales : l’essentiel de la bande du Sahel (Mauritanie, Mali, Niger…) ou encore les grandes zones d’Afrique de la forêt (République démocratique du Congo, Congo-Brazzaville…).

Ces disparités géographiques se sont accrues depuis la crise des prix des matières premières, qui a littéralement coupé l’Afrique en deux. D’un côté, les pays pétroliers, comme le Nigeria ou le Gabon, peinent toujours à sortir du marasme. De l’autre, les pays aux économies plus diversifiées, tels la Côte d’Ivoire, le Sénégal ou le Kenya, affichent des taux de croissance mirobolants. L’hétérogénéité n’est pas seulement continentale, elle est aussi locale.

Une palette tout en nuances

Cette classe moyenne est concentrée dans les villes, hauts lieux de consommation. Mais même au sein des agglomérations, elle se subdivise en plusieurs groupes : les comportements varient largement entre un individu qui gagne 20 dollars par jour, un autre qui en gagne 10 et un autre seulement 4. L’un achètera ses cigarettes à l’unité, l’autre par paquets entiers. L’un adoptera les grandes surfaces, l’autre restera fidèle aux marchés de rue.

Face à cette palette tout en nuances, les acteurs du privé peuvent-ils s’y retrouver ? « En Afrique, tout le monde travaille déjà dans le segment des plus riches, mais cela ne représente que 6 % de la population. Pour durer, il est essentiel de rentrer dans la classe moyenne et ses différentes strates », assure Richard Bielle, PDG de CFAO, spécialiste de la distribution en Afrique.

Certains groupes internationaux, comme Danone ou L’Oréal, se sont africanisés afin de mieux toucher la clientèle

Une ambition qui suppose un peu d’inventivité : « Une fois que les membres de cette classe ont satisfait leurs besoins essentiels, leurs revenus discrétionnaires sont limités. Il faut donc être capable de concevoir des offres accessibles en prix », note M. Bielle. Dans la distribution de voitures, CFAO commence ainsi à se positionner sur l’occasion. Pour la brasserie, aux côtés de bières importées, comme Heineken, il propose des marques produites localement, et donc meilleur marché, telle la bière Ivoire, en Côte d’Ivoire.

Qu’il s’agisse des revenus, des aspirations ou des habitudes de consommation, cette classe du milieu garde des codes encore très éloignés des sociétés occidentales. « Pour réussir, il est essentiel d’adapter son offre aux spécificités locales, souligne Julien Garcier, fondateur du cabinet d’études Sagaci Research, installé à Nairobi. Cela ne sert à rien de proposer du café dans des pays où l’on n’en boit pas. Certains groupes se sont donc africanisés afin de mieux toucher la clientèle. Au Kenya, L’Oréal inonde le marché non pas de shampoings Elsève mais des marques locales Nice & Lovely et Dark and Lovely, rachetées en 2013. Dans l’agroalimentaire, Danone s’appuie en Afrique de l’Est sur les produits du géant laitier Brookside, dont il a acquis 40 % du capital en 2014.

Désillusions

L’autre axe de réussite, jugent les spécialistes, est de viser le plus large possible. « La classe moyenne, c’est restreint, explique Florence de Bigault, directrice d’Ipsos Africap, spécialiste des études de marché en Afrique. Les multinationales ont voulu rentrer par là mais elles cherchent maintenant à toucher la classe flottante, qui est le véritable poumon. »

Témoin, Nestlé, qui annonçait, à l’été 2017, vouloir désormais se focaliser sur le plus gros morceau de la pyramide socio-économique : les consommateurs à faible revenu. Deux ans plus tôt, le groupe avait fait grand bruit en confessant ses désillusions africaines dans le Financial Times. «Nous avions pensé que l’Afrique serait la prochaine Asie», avait confié Cornell Krummenacher, patron du groupe en Afrique équatoriale. A tort.

Pourtant, la plus grosse question touche sans doute moins à l’existence d’un marché qu’à la difficulté de s’y implanter. Harcèlement des Etats, règles de droit à géométrie variable, corruption endémique, instabilité politique… « Rapporté au potentiel, qui est réel, les risques et les coûts sont importants, rappelle Florence de Bigault. L’Afrique n’est pas encore taillée pour le business. »

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Revue de presse Moyen Orient - février 2018


Revue Carto - janvier-février 2018 -


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revue "diplomatie" -janvier 2018- L'état des conflits dans le monde -


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Un autre produit mondialisé : le vin

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Un bon exemple de FTN mondialisée : Renault

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Complément de cours mondialisation : série "product"




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Les élections législatives en Allemagne. Septembre 2017


Le nouveau parlement (Bundestag) allemand. septembre 2017

nouveau parlement allemand 2017

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 24.09.2017

Élections législatives en Allemagne : victoire en demi-teinte pour Angela Merkel

La constitution d’une coalition pour le quatrième mandat de la chancelière s’annonce complexe. L’entrée inédite de l’extrême droite au Parlement est, pour elle, un « nouveau défi ».

Angela Merkel espérait un résultat « un peu meilleur » pour son parti lors des législatives allemandes, dimanche 24 septembre. Les bureaux de vote ont fermé à 18 heures, et les estimations donnent 32,5 % des voix pour la CDU/CSU, alors que les sondages lui accordaient 36 % des intentions de vote. Le SPD, de centre-gauche, réalise son pire score depuis la seconde guerre mondiale, à 20 %.

Quant au parti d’extrême droite AfD (Alternative pour l’Allemagne), il réussit son pari avec 13,5 % des voix. Les libéraux du FDP aussi. Ils reviennent au Bundestag et dépassent la barre des 10 %. Les Verts, avec 9,5 %, s’en tirent moins mal que prévu. La gauche radicale, Die Linke, est, elle, créditée de 9 %. La faiblesse du résultat de la CDU va rendre difficile la formation d’une coalition.

« Nous sommes le premier parti, nous avons un mandat pour former le prochain gouvernement et il ne peut y avoir de gouvernement de coalition contre nous », a affirmé Angela Merkel dimanche soir. Reconduite pour un quatrième mandat, la chancelière égale Konrad Adenauer et Helmut Kohl. Mais son parti est en tête avec seulement 32,5 % à 33,5 % des voix, selon les estimations. Ce résultat décevant des conservateurs allemands pourrait être pire que le plus bas historique de Mme Merkel (33,8 % en 2009).

Les tractations vont durer plusieurs semaines, voire des mois. Jamais, dans l’Allemagne contemporaine, le vainqueur d’une élection ne s’est retrouvé sans majorité pour gouverner. Cette quête de majorité a été compliquée dès dimanche soir par le SPD, qui a décidé d’entrer dans l’opposition, après quatre ans de participation au gouvernement d’Angela Merkel.

Les Verts, comme les libéraux, ont quant à eux annoncé qu’ils consulteraient leurs bases respectives sur un éventuel projet d’accord de coalition avant de s’engager formellement. Mais les divergences entre écologistes et libéraux sur l’avenir du diesel ou l’immigration s’annoncent très compliquées à gérer. Les couleurs de la prochaine coalition auront une importance capitale pour une série de sujets brûlants, comme les réformes de la zone euro, l’avenir de la relation transatlantique ou encore la question des sanctions imposées à la Russie.

Le SPD se voit crédité d’environ 20 % des voix. Jamais dans son histoire d’après-guerre, le parti n’était descendu aussi bas. Son plus mauvais score remontait à 2009, avec 23 %, et il avait réussi à atteindre 25,7 % il y a quatre ans. « Ce soir prend fin le travail avec la CDU et la CSU », a déclaré dimanche son président Martin Schulz depuis le siège du parti à Berlin. Tirant les conséquences du scrutin, le SPD, qui gouvernait depuis 2013 avec les deux partis conservateurs, entre donc dans l’opposition.

Il s’agit d’un revers personnel pour l’ex-président du Parlement européen, propulsé en début d’année à la tête du parti pour tenter de sauver une situation déjà compromise à l’époque dans les sondages. C’est aussi l’échec d’une campagne centrée sur la justice sociale, qui n’a pas convaincu dans une Allemagne économiquement forte.

Le SPD va devoir « repenser son approche » et « affronter le fait que beaucoup d’ouvriers ont tourné le dos à l’ancien parti des ouvriers” », affirme Michael Bröning, analyste à la Fondation Friedrich-Ebert, proche des sociaux-démocrates. Mais la marge de manœuvre du SPD, parti de centre-gauche, est étroite. L’espace est déjà occupé par Die Linke, avec lequel le SPD a jusqu’ici exclu toute alliance au niveau national en raison de l’opposition de la gauche radicale à l’OTAN ou aux missions militaires à l’étranger.

Alternative pour l’Allemagne (AfD) a brisé un tabou dans le pays en récoltant 13,5 % des voix, selon les premières estimations. La formation d’extrême droite, qui ambitionnait de devancer les libéraux et les Verts lors des législatives, a réussi son pari. Elle devrait envoyer 86 à 89 députés siéger au Bundestag. Cette entrée des nationalistes au Parlement constitue un « nouveau défi », selon la chancelière.

« Nous allons changer ce pays », a lancé la cotête de liste du mouvement anti-islam et anti-migrants, Alexander Gauland, promettant de mener « une chasse » contre Angela Merkel. Si le parti, ostracisé par toutes les autres formations, n’a aucune chance de figurer au prochain gouvernement, l’autre tête de liste du parti, Alice Weidel, a déjà fixé ses objectifs à moyen terme : « [Etre] en mesure de gouverner dès 2021 ».

Partisan d’une sortie de l’Allemagne de l’euro, l’AfD prône des positions traditionnelles sur la famille. Climato-sceptique, il réclame également l’annulation de l’accord de Paris sur le climat. Une partie de ses cadres puise volontiers dans le vocabulaire nazi et remet en cause le consensus mémoriel des Allemands fondé sur le repentir. Adepte des tirades polémiques, M. Gauland n’a pas hésité à vanter « les performances des soldats » de l’armée d’Hitler.

Le parti, dont une frange souhaite un rapprochement avec le Front national français ou le FPÖ autrichien, a radicalisé son discours, à l’inverse de Marine Le Pen, qui a cherché à « dédiaboliser » le FN. Celle-ci a salué la percée du parti d’extrême droite, y voyant « un nouveau symbole du réveil des peuples européens ».


afd 2017

Affiche de l'AfD, parti d'extrême droite

"La diversité de couleurs, nous l'avons  déjà"



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EdD



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Méthode de la composition en histoire et géographie





La méthode du croquis pas à pas

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Étape 2 : choisir les figurés (10 min)

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Étape 3 : placer les figurés ponctuels (10 min)

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Étape 4 : Tracer les figurés linéaires (15/20 min)

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Étape 5 : Colorier les figurés de surface (20/25 min)

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Étape 6 : Placer la nomenclature et écrire le titre (10 min)

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